Commentaires sur Bienvenue à "Sangatte La Moule"

    Superbe travail de simulation !

    Bonjour Xavier,
    Je suis intéressé par tes documents de simulation, merci de me contacter sur la boite mail: societedesregatesdecalais@hotmail.fr
    Très urgent. Il me faudrait une simulation d'implantation sur une photo si possible aérienne de la plage à marée basse, d'après des plans que je peux te fournir.

    François.

    Posté par SR.Calais, 04 novembre 2006 à 19:18 | | Répondre
  • Informations utiles sur les moulières

    Le projet de moulière à Sangatte inquiète de nombreux plaisanciers et membres de la SRC (Skippers, Equipiers, Véliplanchistes, Propriétaires de chars à voile, de speed-sail parmi lesquels plusieurs résidents propriétaires de maisons à Sangatte). Nous avons étudié l'ensemble des problèmes liés à l'implantation de 22500 pieux sur le site de Sangatte et nous nous tenons à votre disposition pour réfléchir avec les différents intervenants aux solutions et modifications à apporter à ce projet fort controversé.
    Notre analyse s’appuie sur les observations faites sur le site de la moulière de Tardinghen à proximité Ouest de Wissant, sur la plage de Sangatte, sur les moulières du département de la Manche, sur les auditions d’habitants de Tardinghen, de Sangatte, de Plaisanciers, de Marins Professionnels de tous horizons, sur des contacts d’observateurs indépendants dans le précité département de la Manche, sur un travail de cartographie (IGN et SHOM), sur des relevés GPS et topographiques effectués sur sites,en Août dernier.


    BALISAGE INEXISTANT

    Risque majeur lié au balisage défectueux (Bidons de récupération pouvant être confondus avec des déchets flottants) et souvent inexistant constaté sur des moulières (Tardinghen en Août 2006 et Sangatte, le 11 Septembre 2006).
    Les plaisanciers en transit (majoritairement Allemands, Belges, Hollandais, Anglais) sont souvent en possession de cartes datant de 1 à 3 ans et sans mise à jour détaillée.
    Le 11 Septembre 2006, Maxime Monbrun installe ses pieux sans qu’aucun AVURNAV (Avis urgent aux navigateurs) n’ait été émis, ceci au mépris des règles les plus élémentaires de la sécurité maritime. Ceci m’a été confirmé par Monsieur Quitot, administrateur des affaires maritimes: « Maxime Monbrun ne devait pas s’installer ce jour là, nous n’étions pas au courant !».
    Le chenal devant Sangatte est, rappelons-le, une zone de trafic intense.

    RISQUE DE DOMMAGES GRAVES

    Risque très important de dommages sur les coques de bateaux échoués à la suite de pannes de moteur (cas fréquents) ou même en navigation côtière, et difficulté ou impossibilité de remorquer ceux-ci.
    En effet, sur Tardinghen, la SNSM a dû faire couper des pieux pour dégager une bouée de balisage du détroit échouée après rupture de sa chaîne.
    La marina du Port de Calais enregistre 4000 à 6000 nuitées de plaisanciers « visiteurs » par an, plaisanciers qui empruntent ce chenal en transitant par Calais.
    La marina de Calais se compose :
    - en permanence de 270 bateaux, représentés par 2 associations regroupant 250 membres. Ces deux associations sont opposées à la création de moulières entre Calais, le Cap Blanc-Nez et Wissant
    - de 2 écoles de voile qui ont une flotte de 200 bateaux (Source FFV) et autant de licenciés
    - d’un Club de plongée
    - d’un Club de Kite-Surf avec un des meilleurs spots de windsurf de la Côte d’Opale, fréquenté depuis les années 80 par des centaines de pratiquants.


    RISQUES DE BLESSURES GRAVES

    Risque majeur de blessures graves ou mortelles pour les pratiquants de sports nautiques pouvant être drossés sur les pieux ou morceaux de pieux acérés (cas constatés à Tardinghen en Août 2006), par les vagues et les courants qui peuvent atteindre 4 noeuds sur cette zone.


    DERIVEUR, WINDSURF, KITE-SURF, CHAR A VOILE ET SPEED SAIL, PLAISANCE LEGERE

    Impossibilité de pratiquer ces activités si une moulière est implantée !
    Impact sur l’économie locale : un shipchandler et un magasin de sports nautiques viennent de s’installer à Calais en 2005 et 2006 et tentent de se développer


    RETRECISSEMENT DU CHENAL
    La présence de moulières obligera les plaisanciers à respecter une distance de sécurité qui les obligera à se rapprocher du chenal des ferries et donc à gêner ces navires handicapés à cet endroit par leur tirant d’eau (un échouage, celui du ferry « Stena Challenger » a eu lieu en 1995). La distance de sécurité avec un ferry est d’environ 300m.

    Les engins d’exploitation de la moulière et leurs opérateurs seront menacés par les vagues générées par les transbordeurs dont la vitesse à l’approche de Sangatte est de 21 à 25 nœuds (à raison de 100 à 140 mouvements de ferries par 24 heures sur cette zone sans compter les mouvements du Port de Commerce).


    MENACE SUR LE FONCTIONNEMENT DE L’ECOLE DE VOILE

    La zone concernée par la moulière sera impraticable, même à marée haute, pour les écoles de voile qui en dehors du plan d’eau seront obligatoirement amenées à entraîner les stagiaires en mer sur une zone s’étendant de Calais au Cap Blanc-Nez.
    Imaginez une école de ski sans domaine skiable ! C’est la meilleure comparaison possible !
    Rappelons que ces deux clubs de voile légères de calais représentent une flotte de 200 bateaux.


    SPORTS NAUTIQUES

    Impossibilité de développer les sports nautiques porteurs d’emplois dans cette zone car le marnage n’est pas suffisant, contrairement au département de la Manche où il est 2 fois plus important !
    Nous nous sommes rendu près de Granville et St Malo et avons constaté que les estrans accueillant la mytiliculture sont :
    - extrêmement larges, plusieurs kilomètres !
    - que les moulières sont très loin des habitations et activités.
    - que certaines zones sont exclusivement réservées à la mytiliculture.
    Ces zones sont semi marécageuses et aucune activité nautique ou de plage n’y est possible.
    D’autres sont plus fréquentées, mais avec des estrans si grands (1 à 6 Kms pour seulement 200 à 300m chez nous !) et en raison d’un marnage de grande amplitude (entre 4 et 13m, contre 3 à 6m chez nous !), que les activités y sont possibles au-dessus des moulières pendant de longues heures, même pour des bateaux à fort tirant d’eau.
    Cela sera impossible chez nous puisque aucun bateau ne pourra passer au-dessus des parcs, parcs qui seront découverts ou à fleur d’eau, la plupart du temps, contrairement aux moulières de la Manche qui ne sont visibles qu’au moment de la basse mer et pour une période courte.

    Des plages vouées à la baignade ou situées dans des sites peu peuplés et préservés sont exemptes de cultures marines (Anse du Verger près de St Malo, et bien d’autres). Aucun mytiliculteur de se risquerait là-bas, à défigurer ces sites !

    Alors pourquoi se le permettre chez nous ?

    CF. Article 4, relatif aux autorisations d’exploitation de cultures marines :

    « L’assentiment du Préfet Maritime n’est pas donné lorsque les demandes portent : sur les chenaux ou sur des zones réservées à la navigation ou au mouillage des navires et engins nautiques ».
    Cette décision d’implantation de moulière est une négation totale de l’existence du tourisme et de la plaisance dans notre région.


    BAIGNADE ET PLAGE

    Dangers liés à la présence des pieux et des engins d’exploitation sur le sable, ces engins travaillant toute l’année à l’entretien de l’exploitation.
    La zone choisie pour l’implantation est une des plus fréquentée avec Calais et Blériot-Plage, car de nombreux accès à la mer permettent aux piétons de s’y rendre, la digue et les espaces libres pour le stationnement facilitent cet accès. La plage de Sangatte est donc utilisée sur toute sa longueur de la ‘’Descenderie’’, côté Ouest, au bout de la digue près du radar, appelé le ‘’Dos d’Ane’’, côté Est.

    Qui et de quel droit peut se permettre ou oser demander à des milliers d’habitués de l’une des plus belle plage de la Côte d’Opale d’aller ailleurs ?


    IMPACT SUR L’ESTRAN & BATHYMETRIE DU PORT DE CALAIS
    Impossible à déterminer, sur cette zone fragile, « Imprévisible » selon IFREMER " !
    A ce jour, les mouvements de sable sont importants sur la plage dans le secteur d'implantation et il est difficile de prévoir les évolutions de l'estran consécutives à l'implantation des pieux. Le SMBC verra peut-être, à court terme, sa digue partir en morceaux et qui paiera ? Coût estimé: environ 2000€ le mètre linéaire de digue, sans compter les habitations près de la ‘’Descenderie’’ et personne ne sait dire ce que les courants détournés pourront provoquer, comme modification de la plage.
    Plus grave est l’impact pouvant résulter du détournement du courant par une ou des moulières à cet endroit précis. Nous sommes en présence de fonds sableux et mouvants et, depuis la création de la nouvelle Jetée Est du Port de Calais à 3 milles de là, vers l’Est, les fonds ont bougé de façon parfois incompréhensible, selon le Commandant du Port de Calais. A certains endroits, la plage s’est creusée, à d’autres, elle s’est engraissée. Dans la zone, en face de l’ancien Hoverport, à l’Est de Calais certains fonds sont passés de 6 à 7m de profondeur à 0m à basse mer de vives eaux !
    Sur la zone d’implantation projetée, nous avons noté un engraissement de la plage depuis 1962 à la suite de l’échouage d’un cargo, en partie détruit par les ferrailleurs mais dont les parties immergées sont toujours présentes.

    Cette comparaison a été faite grâce à une carte de 1940. Ceci démontre qu’en présence de fonds instables, de courants violents, les conséquences sur l’estran peuvent être incalculables et irréversibles !
    En 1995, en attendant son autorisation d’entrée pour accostage au port de Calais, le ferry « Stena Challenger » s’est échoué en dérivant de seulement quelques centaines de mètres ! Que se passera t-il si le chenal rétrécit encore ?
    En face de la moulière projetée, se trouve le chenal d’entrée du premier port de voyageurs en France et de l’un des premiers ports de commerce dont le développement est prévu à l’horizon 2015. Des études visant à son élaboration sont en cours. A-t-on tenu compte des conséquences de la modification des courants engendrée par cette moulière dont, personne à l’heure actuelle, pas même les mytiliculteurs, à qui nous avons posé la question ne connaît la configuration exacte et définitive.
    Nous sommes persuadés, en fonction de nos observations faites sur plusieurs décennies, sur le terrain et sur des cartes SHOM, que la plage s’engraissera à l’Est et au Nord-Est de la moulière. Ces modifications des fonds pourront aller jusqu’aux abords des jetées. Les millions de mètres cubes d’eau et de sable charriés par les courants, variant de 2 à 4 nœuds et, détournés par ce nouvel obstacle, se devront de trouver un nouveau passage, avec des conséquences imprévisibles sur 10 ou 20 ans !
    Comment peut on laisser un si petit nombre de personne décider de l’avenir d’un si grand nombre ?
    Churchill a dit à propos de ses aviateurs : «Jamais un si grand nombre de personnes n’a eu une aussi grande dette envers un aussi petit nombre».
    Ici, ce sera l’inverse et la facture sera lourde !!!
    Comment des professionnels de la mer peuvent-ils ignorer de tels enjeux et contraintes opérationnelles de l’un des plus grands ports Français ?
    Quelles sont leurs motivations ?

    IFA 2000
    (INTERCONNECTION FRANCE-ANGLETERRE 2000 MEGAWATTS)

    Le projet de moulière se situe exactement dans la zone réglementée et, les mytiliculteurs sont susceptibles de planter leurs pieux au-dessus d’une zone interdite au mouillage, pour ne pas endommager ces câbles électriques haute tension, reliant la centrale nucléaire de Gravelines à l’Angleterre. Il est également notable que la zone sous-marine concernée par l’implantation, est encore occupée par quelques obus plus ou moins inoffensifs tant qu’on ne vient pas les malmener avec des pieux.


    CF. Article 4, relatif aux autorisations d’exploitations de cultures marines :

    « L’assentiment du Préfet Maritime n’est pas donné lorsque les demandes portent : sur des zones de câbles électriques et téléphoniques sous-marins ou de canalisations ».
    Sur les cartes SHOM, une zone réglementée se trouve sur toute la zone concernée par l’implantation de la moulière.

    Arrêté 38/86 du 22.12.1986 PREMAR MANCHE : Zone d’interdiction de mouillage, de dragage et de chalutage et de cultures marines de part et d’autre du câble électrique sous-marin établi entre la Haye du Puits et Jersey.
    Arrêté 02/87 du 13.02.1987 PREMAR MANCHE : Zone de mouillage réglementée devant Sangatte en vue de la protection des câbles IFA2000.

    Note : Et les cultures marines ?
    Nos 8 câbles sont autrement plus stratégiques et plus important en puissance !


    OBSERVATIONS BASEES SUR LA MOULIERE DE TARDINGHEN
    SCHEMA D’IMPLANTATION D'UNE MOULIERE:
    Espace entre 2 pieux = 70cm

    1 Bloc de 1000 pieux 112,5m sur 80m

    12,50m entre chaque rangée de 100 pieux

    1 Espace entre 2 blocs = 50m

    1 Rangée de Pieux = 100 Pieux

    1 Bloc = 10 Rangées de 100 Pieux

    Cette disposition en linéaire, donne 3600m pour 22500 pieux. Le schéma proposé étant sur 2 lignes, on a donc = 1800m de façade pour Sangatte.

    CONDITIONS D’EXPLOITATION CONSTATEES
    L'implantation des pieux se fait en fonction des contraintes opérationnelles des engins d'entretien et de collecte, c'est-à-dire, entre la laisse de basse mer de mortes eaux et la laisse de basse mer de vives eaux. En clair, ceci obligera une implantation à une centaine de mètres des brise-lames de Sangatte (notre estran est étroit) et la partie laissée libre, servira de passage aux engins et sera occupée par les ‘’bancs’’ ou ‘’chantiers’’ supportant les naissains. C’est donc une annexion totale de la plage qui est programmée, sans aucune concertation !
    QUESTION :
    Pourquoi et comment avoir choisi Sangatte ? Avec toutes les conséquences prévisibles en matière de sécurité que cela impliquait, y compris un rejet massif du projet par les très nombreux usagers et habitants du site.
    Constat de la visite du site de Tardinghen : vendredi 10 Août 2006 à 09H30, Basse Mer de coefficient 106.

    L'exploitation tourne à plein de Juin à Septembre. 10 Rangées de 70 pieux, espacées de 12,50m soit 700 pieux sur 125m x 10 = 1250m = 7000 pieux 50m entre les groupes de 10 rangées.
    Cette disposition est idéale car les moules doivent être au maximum dans l'eau.
    En conséquence, pour 22500 pieux il faudra donc à Sangatte environ 3600m linéaires si les exploitants suivent cette disposition.
    La croissance des moules est de 9 mois dans notre région au lieu de 18 en Manche. Les moulières sont en activité toute l’année, la mise en place, l’entretien et la cueillette (mécanisée) se font au rythme des marées.
    La concession de Tardinghen est de "seulement" 12000 pieux sur 2700m, le plan initial annonçait une longueur de 1800m. Imaginons avec 22500 pieux la marge d’erreur.
    Nous avons une copie de l'arrêté de la Préfecture du Pas de Calais n°047-D-2002 du 04 Avril 2002 portant sur l'autorisation d'exploitation de cultures marines à Audinghen-Tardinghen. Entre l'arrêté et le plan joint la longueur sur la plage a été doublée.
    Au travail ce matin: 2 engins et 2 tracteurs, les engins font le même bruit d'un poids lourd équipé d'un moteur frigorifique.
    Une bande de pieux a été retirée à la demande de la Mairie de Tardinghen, les morceaux de pieux à moitié immergés sont encore plus dangereux que les pieux eux-mêmes, de nombreuses pièces de plastique et de filets sont éparpillés sur la laisse de haute mer. Ils proviennent de la moulière.
    Descriptif des pieux: section de 10cm x 10cm 2 mètres sous le sable et 2 mètres hors sol.
    400 pieux ont déjà été perdus en une nuit de tempête avec une variation de 1,50m du niveau du sable. Un pieu a été retrouvé, le 13 Août 2006 sur le sable devant le Cap Blanc-Nez, à plus de 5kms du site.



    PROBLEMES LIES A L’EXPLOITATION DES MOULIERES REPERTORIES DANS LA REVUE MYTILICOLE « PLEINE MER ».
    CETTE REVUE EST L’ORGANE DE COMMUNICATION DE LA SRC (Section Régionale de Conchyliculture), DONT MR HENRI MONBRUN EST MEMBRE TITULAIRE DU BUREAU.
    • « La SRC souhaiterait connaître l’impact du dragage du port du Tréport sur l’envasement des bouchots. Ces opérations semblent avoir été réalisées sans les autorisations nécessaires. Le taux de mortalités mytilicoles est compris entre 40 et 60% ».
    • « L’image des professionnels auprès des touristes est ternie notamment par la présence de tables ne servant pas et en mauvais état ».
    • « La Mairie de Ste Marie du Mont a envoyé un courrier aux professionnels pour qu’ils balisent leurs concessions, c'est-à-dire que des perches ployantes soient disposées autour des parcs en respect de la réglementation. A l’approche du 60° anniversaire du Débarquement, il est important que les concessions soient balisées». Sans commentaire !!!
    • « Nécessité d’enlever les vieilles tables présentes sur les parcs ».
    • « Il est très important que les mytiliculteurs respectent le cahier des charges des zones de dépôt, car si au bout des 2 ans, une image négative ressort de ces zones, les professionnels devront payer une collecte et un traitement à terre. Des pieux (désensablés et très anciens), dont les propriétaires n’ont pu être retrouvés, présentaient un risque pour les autres usagers ».
    • « Il faut modifier les plaques numérologiques des tracteurs et des remorques, afin de pouvoir notamment bénéficier de la taxation du fioul rouge ».
    • « Plusieurs mytiliculteurs font part de leurs inquiétudes sur certains élevages agricoles de leur commune ».
    • Zones de dépôt : « Les petites moules doivent être étalées de manière à obtenir une monocouche de 10cm maximum (pas de tas, pas de plastiques, filets, gants…).La Mairie de Lingreville a signalé dans la presse, des rejets de coquillages sur l’estran de la commune ne respectant pas l’arrêté. Dans ce cas, c’est vers des centres d’enfouissement technique que devront aller les petites moules, donc un surcoût très important ».
    Il est évident que chez nous, ces dépôts seront bloqués par la jetée Ouest de calais et s’accumuleront sur l’estran entre Sangatte et Calais en dénaturant la plage.
    • « Une demande a été faite le 05 Avril 2004 à la DDAF pour : le tir des goélands argentés sur Chausey et l’effarouchement des oiseaux prédateurs sur Chausey et le côte Ouest du Cotentin ».
    Note : Au Vivier sur Mer en 2006 (Journal Le Marin) les professionnels décident d’utiliser un canon soumis à aucune réglementation, provoquant des détonations et fonctionnant à partir d’une bouteille de gaz. Des plaintes de riverains ont été déposées aux AFFMAR de St Malo. Les mytiliculteurs s’étonnent de ces réactions !
    • « L’afflux touristique et notamment les toilettes de plage vont constituer un risque potentiel de contamination (pour les moules) lors du 60° anniversaire du Débarquement ».
    • Sécurisation des parcs demandée à la suite de la recrudescence de vols !!!
    • « Suite à des triplements des lignes de concessions mytilicoles (375 pieux au lieu de 250 par ligne), il serait dangereux de mettre en place un système qui ne serait qu’un détournement de la réglementation ». les contrevenants doivent enlever leurs pieux.
    • « Plusieurs mytiliculteurs font part de leurs inquiétudes sur le fonctionnement des stations d’épuration ». (Hauteville, Bricqueville).
    • Dannes : « Le service maritime de Boulogne sur mer et de Calais (SMBC) a fait remarquer que la zone concernée, présentait des risques importants du fait de l’existence de vestiges de guerre, tels que des pieux Rommel (souvent minés à leur base, plus ou moins découverts selon la marée et le niveau d’ensablement).Par conséquent, a demande de création a été ajournée tant que l’on ne connaît pas le danger réel ». La SRC a souhaité que les possibilités de déminage soient étudiées.
    • « Plusieurs mises en demeure ont été adressées aux mytiliculteurs de la Somme. Ces derniers doivent mettre en conformité leurs concessions avec le schéma des structures».
    • « Envasement des bouchots : Les professionnels picards et Berckois déplorent l’absence d’indemnisation au titre de l’envasement exceptionnel de 2003. Ils s’interrogent sur ce phénomène récurrent qui leur demande beaucoup de temps et de moyens en personnel. Ils mettent en cause les dragages des ports du Tréport et de Calais qui remettraient en suspension des sédiments qui se déposeraient sur les bouchots de Marck et Oye-Plage ».
    Note : une étude récente a établie que l’envasement du Mont St Michel est dû, pour une grande partie, aux activités conchylicoles du golfe. Peu ou pas de rejets de dragage de ports ne sont pourtant, effectués dans cette zone !
    • « Il a été demandé aux professionnels de la Somme de respecter les obligations de balisage individuel, au moins pendant la saisons estivale. En ce qui concerne les macros-déchets, il a été rappelé que les négligences de certains mytiliculteurs nuisent à l’image de la profession ».
    • Baie de Somme : « Il ressort que la mytiliculture a un impact sur l’hydrodynamisme local mais ne représente pas le facteur dominant de l’évolution de la sédimentation sur le secteur, avec notamment l’implication potentielle des boues de dragages du port du Tréport ».
    • Envasement des zones de Grandcamp-Maisy et Gefosse-Fontenay : état des lieux. « Ramassage des déchets à la demande de la Fédération des chasseurs de la Manche : nous regrettons qu’aucun professionnel ne se soit déplacé, donnant ainsi une mauvaise image, relayée par la presse, de la profession ».
    • Conservatoire du Littoral : « Une loi de 2002 offre la possibilité au Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres de devenir gestionnaire du Domaine Public Maritime, en continu de terrains qu’il possède à terre. La SRC souhaite que l’Etat conserve des prérogatives sur le Domaine Public Maritime ». Une fois de plus : sans commentaire !!!
    • Natura 2000 : « A terme, plus de 75% des concessiosn mytilicoles vont se trouver à proximité ou dans une zone de Natura 2000. Des garanties doivent être apportées sur le maintien et le développement de la conchyliculture dans ces territoires ». Sans commentaire !!!

    Il ressort des ces observation relevées sur seulement 5 numéros de la revue « Pleine Mer » que tous les problèmes soulevés par les opposants à la moulière de Sangatte ne sont pas le fruit de leur imagination, mais seront le quotidien des gestionnaires et usagers de notre littoral si ce projet devait aboutir. Le Port de Calais, comme celui du Tréport deviendra la bête noire des mytiliculteurs et toute activité autre que la mytiliculture sera « non grata ».

    NOTION DE MARNAGE
    Nous avons étudié avec attention la carte SHOM de la Baie du Mont St Michel.

    Observations: Marnage double du notre (Marnage = différence de niveau d'eau entre PM et BM)

    Exemple de ce jour: 4,15m de marnage à Granville contre 3,05m à Sangatte (Petite marée).
    Exemple du 05/11 : 12,30m de marnage à Granville contre 6,70m à Sangatte (Grande marée).

    Soit le DOUBLE de hauteur d'eau !!! Quand on a seulement 1m d'eau sur une moulière chez nous, on a 2m à Granville, 2m chez nous, on a 4m à Granville, et ainsi de suite...

    La mer découvre et recouvre selon la règle des douzièmes. Exemple pour 12m, grande marée à Granville, la moulière est déjà couverte dès la 2° heure après BM, par au mois 1m d'eau au-dessus des pieux, la 3° heure par 4m au- dessus des pieux !!!
    Aucun problème pour naviguer au-dessus, si le coeur vous en dit. Mais encore une fois ces ‘’Messieurs’’ profitent de l'ignorance en expliquant qu'il y a une base de voile chez eux, devant la moulière, moulière qui se trouve sur un estran qui varie de 2700 à 5500m !!! (distance mesurée sur carte SHOM).

    Marées disponibles sur http://www.shom.fr

    1° heure 1/12 du marnage soit +1m
    2° heure 2/12 du marnage soit +2m = 3m
    3° heure 3/12 du marnage soit +3m = 6m
    4° heure 3/12 du marnage soit +3m = 9m
    5° Heure 2/12 du marnage soit +2m =11m
    6° Heure 1/12 du marnage soit +1m= 12m


    OBSERVATIONS FAITES À GRANVILLE

    Nous nous sommes rendu, ce week-end près de Granville, puis dans la Baie du Mt St Michel et avons constaté sur le terrain, les conditions particulières d'exploitation de cette région. Comme nous l'avions imaginé, elles n'ont rien à voir avec ce qui se pratiquerait sur Sangatte. Là bas, les moulières sont installées sur des plages de type "WALDAM" avec des estrans de plusieurs kilomètres et un marnage très important qui permet des activités au-dessus de la moulière pendant plusieurs heures, ce qui ne sera JAMAIS le cas ici.

    Les plages proches des agglomérations n'ont pas de moulières, les plages touristiques non plus, la mytiliculture est très présente sur des zones désertes mais il est hors de question qu'elle défigure certaines zones (Anse du Verger, etc...). Il existe dans cette région une volonté évidente de ne pas faire n'importe quoi n'importe où, en accord avec tous les intervenants, ce que les ‘’mêmes’’ décideurs ont IGNORE chez nous, méprisant la population et déclenchant une colère bien compréhensible. La question qui se pose maintenant est la suivante: Pourquoi s'acharner sur Sangatte ?

    Une autre remarque: les courants côtiers de Sangatte (Moins de 1 mille de la côte) semblent (et sont) bien plus puissants que ceux observés sur les parcs proches de Granville. Là bas, le courant est violent au large (parmi les plus forts d’Europe) mais la côte semble épargnée par le courant traversier en raison de sa configuration. Des embarcations présentes au-dessus des parcs dérivaient très peu !
    Cette particularité pourrait expliquer que les AFFMAR ignorent les effets catastrophiques que pourrait avoir l'implantation des pieux devant Sangatte où le courant traversier est de 2 à 3 noeuds à la côte et plus encore en surface (3,5 nœuds), en fonction de la force et de l’orientation des vents.


    EDIFIANT !
    Henri Monbrun, cité dans TELE STAR en Septembre 2006 : « A marée basse, devant et de chaque coté du parc, il restera 6km de plage. A marée haute, on ne verra presque plus les pieux ».
    En clair : allez vous baigner ailleurs ! A Calais, à Wissant car la plage située devant votre village sera à nous, que vous le vouliez ou non !
    Note : dans le brouillard et à marée basse, on ne verra pas non plus les pieux !

    MENACES POUR LA CÔTE D’OPALE ?
    La question se pose, car le Département de la Manche qui accueille traditionnellement cette activité (avec des estrans de plusieurs kilomètres) est actuellement saturé.
    Doit-on sacrifier notre développement touristique lié à l’attractivité de nos plages et espaces sauvages et non construits ? Ces espaces, de plus en plus rares dans notre pays doivent-ils être réquisitionnés au profit d’une seule activité qui a la particularité de s’accaparer des hectares de plages en générant très peu d’emplois (2 emplois fixes en provenance probable du département d’origine et quelques saisonniers) et dans ce cas précis en rendant impossible tout développement lié à l’activité touristique.
    Nous demandons donc une étude d’impact sérieuse et indépendante sur ce projet et nous nous tenons à votre disposition, pour participer à une recherche d’implantation, sur une plage en adéquation avec cette activité.
    Le Comité « À la Plage Sangatte ».

    Posté par Comité SR.Calais, 06 décembre 2006 à 19:55 | | Répondre
  • point de vue

    J'ai eu la chance d'habiter dans la Manche: Bréhal, Granville, Avranches, Le Mont-Saint-Michel et de couvrir en informations journalistiques, par exemple courses de chevaux; j'ai pu constater de visu que le développement du tourisme y est une réalité contrairement à Sangatte et environs.Comme tous les hippodromes du secteur se trouvent à proximité de la plage,j'ai pu appréhender les différentes pêches; là-bas, les moules apportent un plus sans gêner les autres activités car il y a assez de place pour tout le monde; pour terminer, la plage n'appartient pas à une minorité de privilégiés, il faut cependant une vraie concertation; l'enquête publique du départ a été escamotée par le Conseil Municipal de Sangatte avec mon frère André à la tête, et la population n'a pas été consultée, elle a été mise devant le fait accompli.Je sais de bonne source que les mytiliculteurs envisagent sérieusement de réclamer des indemnités à la communes, et plus les mois passent, plus la facture sera lourde, alors, qui va payer? C'est une question qu'il faut déjà se poser. L'affaire Investim est un autre exemple flagrant de mise à l'écart du conseil municipal par mon frère André qui prétendait imposer son point de vue à tous.Tôt ou tard, la vérité éclate au grand jour.
    Amicalement, Jean SEGARD. 191, Bd Curie Calais.

    Posté par jean segard, 18 janvier 2007 à 19:37 | | Répondre
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